Petite histoire des échaudés

Après dix années sabbatiques de suite, je suis retourné à l'université. Je venais d'achever mes deux premières sessions. Nous étions au printemps de 1997. La phrase «les échaudés du dernier degré» traînait dans mon cahier depuis quelques années.

Je me souviens d'avoir écrit en bonne partie ce texte en marchant sur la rue Saint-Denis, en revenant la nuit chez moi. J'étais sorti au Petit Bar près du Carré Saint-Louis et j'habitais près de la rue Jarry.

Je voulais mettre en parallèle la fragilité de l'être et le pouvoir d'en faire l'abstraction l'espace d'un moment.